Préparation à la naissance « physiologique » … que de bonnes choses à savoir !!

La préparation à la naissance… toute future maman en entend parler, parfois par son médecin ( pas moi !!! et ce pour mes deux grossesses.) et bien plus par les magazines et sites parentaux ou ouvrages dédiés à la grossesse… un peu par la CPAM et la CAF aussi avec l’envoi du dossier de maternité. 

J’en ai déjà parlé… et finalement, j’ai opté sur la recommandation d’une amie pour une préparation à la naissance dite classique… mais très orientée « physiologique ».

 Pour présenter un peu le contexte, cette préparation est assurée par une sage femme (très réputée par ici … et dans tout le département) qui est formée par Bernadette de Gasquet… et qui maintenant participe à l’enseignement de la « méthode de Gasquet »  dans ma région, et également en région parisienne. 

Pendant de nombreuses années, elle  a accompagné des femmes  pendant leur accouchement, avec un plateau technique dans une maternité… et ce en respectant la physiologie de l’accouchement et du corps de la maman… 

Ce cheminement me plait… respecter le corps de la future mère et la soutenir tout au long de l’accouchement tout en lui permettant de rester actrice  de ce qui se passe… c’est un beau programme !! 

Les séances sont longues… 2h30… avec d’autres (futures) mamans et papas, et mêlent théorie et pratique … anatomie simplifiée et ressentie sur soi, moyens de relaxation,  postures, respiration… Le tout est dense, très dense… mais je repère quelques grands principes que je souhaite vous partager, mais en plusieurs articles car sinon ce sera trop long. 

Revenons sur la première séance : 

1. La douleur: 

On associe habituellement la douleur à un problème : « si j’ai mal, c’est que je suis malade… bloquée, etc. ». Pour l’accouchement, c’est l’inverse… la douleur témoigne de la réalité du travail, de son avancée… « si j’ai mal, c’est que mon bébé va bientôt être là, tout contre moi ».  Donc, sans aimer souffrir, on peut en sachant cela mieux s’y préparer et mieux la supporter … avec tout un arsenal de techniques et/ou de traitements médicaux ( péridurale par exemple)… en sachant toujours que le seuil du supportable est propre à chacun/chacune. 

Mon ressenti : Ok ok… on ne m’avait pas dit cela pour mon premier accouchement, plutôt  » si tu le veux, tu pourras gérer naturellement la douleur » … et j’ai été surprise par son intensité, quasiment submergée par les vagues successives… Alors, je me dis qu’on verra bien le jour J comment cela se passera et que j’adapterai en fonction de mon ressenti physique et de mon état psychique du moment. 

2. Le mental

C’est notre plus grand atout et en même temps notre plus grande faiblesse. Il conditionne énormément la manière dont la femme va vivre et gérer son accouchement. Il faut donc booster la confiance en soi, savoir avec certitude que nous sommes capables d’aider à naître notre bébé … en se disant entre autres que c’est la dernière étape d’un processus réussi : Oui, ce bébé s’est installé en moi et a grandi petit à petit … Oui, j’ai réussi à le porter pendant tout ce temps… alors, maintenant, oui, j’ai envie de le mettre au monde en le préservant et en me préservant. 

Cette force psychique est d’autant plus importante si la maman est accompagnée par le papa qui a un rôle très important à jouer pour l’encourager, la soutenir, l’aider à trouver des postures plus adaptées, la masser etc. 

Et, il faut se dire que l’équipe médicale sera probablement peu disponible… donc tout ce que nous pourrons gérer par nous même dans l’avancée du travail sera une aide précieuse. 

Bon, là je suis tout à fait d’accord et le fait de l’entendre permet vraiment d’en prendre conscience et de l’intégrer.

3. La préparation au quotidien

Ce n’est pas le jour J qu’il faut essayer telle ou telle manière de faire, de prendre telle ou telle posture…

Le jour J, on est un peu stressés, dans nos émotions, et on réagit plutôt en mode automatique … alors si on a pris des habitudes de détente, de  postures, de respiration, on les appliquera naturellement, sans efforts ni recherches…

Par contre, si on a juste écouté et/ou feuilleté un bouquin les présentant… on fera au feeling mais on ne pourra pas appliquer ces techniques qui demandent un minimum de ressenti et de recherche préalable… 

J’ y reviendrai plus en détail lors de la deuxième séance… 

Bon, là je suis prévenue et c’est une bonne chose…

4. Savoir adapter le contexte et disposer de matériel adapté

Pour le temps du travail, un coussin d’allaitement type « corpomed » (bien rembourré et stable)  et un gros ballon sont des aides précieuses… ils permettent d’effectuer des balancements et de bien positionner et le bassin avec différentes postures tout au long du cheminement  du bébé, ce qui aide ce dernier à trouver sa voie… 

Le bain est aussi un bon moyen de faire avancer le travail, mais dès la deuxième grossesse, il est déconseillé de le prendre à domicile quand le travail est démarré… au risque de voir Bébé arriver de suite après… 

Alors, le corpomed je l’avais déjà… et le gros ballon, ben ça y est il est là et il remplace efficacement ma chaise pour les repas mais aussi pour l’ordi… en plus de son intérêt pour la détente.  ( En fait, avec ce ballon, c’est un peu comme si je revenais au boulot… clin d’oeil ici !)

 Finish pour cette fois… Le 2ème opus arrive très vite !