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Le poney au boulot... c'est top !

Je ne vous ai pas dit encore...mais je suis une passionnée de cheval et d'équitation...et du coup, il m'a semblé tout à fait logique de me former pour utiliser la médiation "cheval" dans mon travail. 

Je suis donc formée en "thérapie avec le cheval"....et j'ai envie de vous dire pourquoi ça peut être si intéressant comme médiation...

 Je vous ressors là un document que j'ai rédigé...un jour... un peu retravaillé quand même...

 

 

 Les atouts de la médiation poney en psychomotricité auprès d’enfants

 

  • Le poney est une Médiation vivante et porteuse

 Le poney est un animal relationnel et sollicite l’enfant activement, ce qui entraine chez l’enfant un processus d’attachement et une forte motivation à venir retrouver ce poney précis de séance en séance. 

Cela permet de retravailler les notions d'attachement, de sécurité de base, de confiance en soi, de valorisation, de pouvoir prendre soin de quelqu'un ou de quelque chose...

 Le caractère vivant du poney instaure un espace relationnel avec une  relation psychomotricien-enfant-poney qui peut s'aménager en relation duelle ou en relation triangulaire, et se travailler...

 De plus, le poney permet à l’enfant d’être porté et cela amène un travail autour de la fonction du portage, de la confiance, de la prise de risque...et une mobilisation corporelle globale avec de nouvelles sensations et de nombreux bénéfices sur le plan psychomoteur.

 

  • Le "travail" avec un poney permet de nombreuses sollicitations psychomotrice

  

 1. Les appuis et la gestion de l’équilibre

Pour rester assis à cheval, l’enfant a besoin de stabiliser sa posture en prenant un appui au niveau de son bassin. Cela lui permet de disposer d’un ancrage corporel et se répercute ensuite sur l'ensemble  du corps via les chaines musculaires.  

Ce processus entraine un tonus global plus harmonieux, un gain de souplesse et une mobilisation corporelle comparable à celle effectuée dans le fait de marcher. 

 Ce dernier point est très intéressant car il permet à un enfant en situation de handicap moteur au niveau des membres inférieurs de ressentir les sensations de la marche et cela stimule l’ensemble de son corps par rapport à cette fonction. Certains enfants retrouvent ainsi la possibilité de marcher après des séances de mobilisation corporelle à dos de cheval.

 Toute la mobilisation corporelle à cheval dont nous venons de parler s’associe au fait que les pieds pendent librement lorsque l’enfant est à cheval. Quand l’enfant redescend à terre, le contact des pieds avec le sol constitue une forte sensation, et l'enfant prend conscience de ses pieds et de ses appuis au sol. Ce retour au sol permet alors un ancrage au sol avec de biens meilleurs appuis plantaires.

De plus, l’assise à cheval sur un animal en mouvement demande une réponse active et permanente de l’enfant pour rester en équilibre et entraine un redressement de l’axe vertébral et une jonction des deux hémicorps latéraux. Le mouvement tridimensionnel du dos du cheval au pas demande à l’enfant un processus d’équilibration au niveau longitudinal et latéral. 

 

2. Sollicitations actives au niveau de l’ajustement tonique

Cet ajustement corporel aux mouvements du corps du cheval se fait bien sûr grâce à notre tonus.

 Le pas est une allure régulière et rythmée et ce mouvement régulier favorise le bercement et la détente tonique de la personne en situation de portage. L’ajustement tonique se fait donc en permanence de manière douce et régulière sans demander d’efforts trop importants à la personne en situation de portage.

 Le cheval est très sensible à nos attitudes corporelles, à notre tonus et à ses variations. Nous pouvons sans geste manifeste le guider, l’arrêter etc. En séance, l'enfant prend peu à peu conscience de son état tonique et des réactions du cheval. A partir de là, il peut ensuite être dans une recherche d’ajustement, modifier progressivement son tonus, vivre des alternances tension/détente et intégrer ainsi corporellement toutes les nuances toniques dans la relation.

 

Coordinations dynamiques générales et oculo-manuelles

En séance, l'enfant évolue auprès du poney, utilise du matériel etc. Dans tous ses enchainements gestuels, il coordonne ainsi ses gestes, améliore la qualité de ses mouvements et enrichit son stock moteur.

De plus, il fixe son regard sur le cheval, sur autrui, sur ses propres gestes et adapte progressivement ses gestes à la cible visuelle.

 

4. Structuration du schéma corporel

Le schéma corporel peut se définir comme la perception de notre corps issue de la combinaison de nos sensations, de nos mouvements, de notre proprioception, de nos perceptions sensorielles et de notre mémoire corporelle au niveau neurologique. Nous percevons notre corps avec tous les liens spatiaux le régissant tout en le situant dans l’espace dans lequel nous évoluons. Le schéma corporel se construit progressivement dans la petite enfance et évolue ensuite sans cesse durant toute notre vie par les expériences corporelles que nous vivons jour après jour.

A partir de cette définition, nous comprenons bien que la médiation cheval contribue à la structuration du schéma corporel par la sollicitation corporelle globale et la prise en compte des sensations vécues verbalisées par le thérapeute.

 

5. Orientation et structuration spatio-temporelle

Au niveau spatial

 L’enfant prend conscience de l’épaisseur du corps du poney et de son corps propre, il passe alors de la conception d’un objet plat à celle d’un objet tridimensionnel. Puis il distingue les deux cotés du poney, droit et gauche, passe de l’un à l’autre et construit ainsi la distinction droite/gauche: Une fois cette distinction perçue, il peut la conscientiser et la transposer à lui-même et aux autres objets l’entourant.

 De plus, l’enfant organise l’espace de manière topologique en évoluant aux cotés et sur le poney, il évolue de proche en proche, établit des liens de continuité entre les objets, prend des repères, acquiert les termes premiers du vocabulaire spatial etc.

 

Au niveau temporel

 En séance, l'enfant peut se repérer, s’orienter temporellement par la possibilité de prévoir et d’anticiper le moment suivant, voire le déroulement de la séance, en vivant des moments avec le poney organisés autour d’un rythme partagé :

  • Repérage du début et de la fin de la séance avec des transitions claires.
  • Adaptation corporelle au rythme des allures du poney.
  • Régularité des séances.

 On retrouve là les différentes composantes du repérage dans le temps : principe d’ordinalité, de durée, de succession, de cycle, de rythme, d’irréversibilité. A partir de ces repères, l’enfant pourra ensuite appréhender le temps en se décentrant de lui-même.

 

6. Eveil sensoriel

 Le poney vit dans un monde de sensorialité avec des sollicitations fortes au niveau de chaque canal sensoriel : audition, olfaction et goût, tact, visuel.

La confrontation avec le poney dans son milieu permet de retrouver un bain sensoriel assurant un lien entre les différents champs sensoriels et permettant la mise en place du couplage sensoriel.

 


....ouf...c'est fini...oui, c'est long mais c'est passionnant !! Et oui, désolée, le cheval c'est mon dada ;))

Et pour vous, le poney... ça dit quoi ?

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Liste des participants qui ont commenté cet article

  • bonjour, je suis en dernière année de psychomotricité et je fais mon mémoire sur "l'interêt de la psychomotricité en équithérapie chez les enfants ayant des troubles envahissant du développement". votre article m'a conforté dans la réalisation de mon mémoire car c'est sous cette angle là que je l'écris ... auriez vous des ouvrages a me conseiller afin d'étayer mes recherches ?
    merci beaucoup !
    lucy

    lundi, Nov 17 2014 10:11:40pm

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