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Education psychomotrice

Chose promise, chose dûe !

Je viens de terminer de répondre aux différentes questions de Audrey de sospsychomotricité.com et je vous fais partager mes réponses...sur plusieurs articles car le tout est assez long. 

Aujourd'hui, les questions sont sur le thème du développement psychomot du petit enfant.

 

8. Pouvez-vous nous parlez du développement sensorimoteur des enfants ?

Le développement sensorimoteur correspond à une période comprise de la naissance de l’enfant jusqu’à ses deux ans environ. Dans cette période, l’enfant perçoit des signaux sensoriels qui éveillent son intérêt, stimulent son envie de se déplacer, d’attraper, de mettre en bouche, et alimentent le développement cognitif (comparaison de taille, de forme, de couleur, de masses, de vitesse, mise en place progressive de la permanence de l’objet, de la relation de cause à effet, repérage dans le temps et dans l’espace).

 

Les flux sensoriels sont de différents ordres : tactiles, sonores, visuels, gustatif, olfactif. Ils sont à l’œuvre en permanence dans notre vie quotidienne : le souffle du vent à l’extérieur, l’odeur habituelle du parfum de maman, le son de l’eau qui coule, les couleurs des objets présents etc.

Pour nous, cela est tellement habituel que nous n’y faisons plus attention, mais pour un tout jeune enfant, tout est « nouveau » et surprenant….et cela constitue en fait le « matériel de connaissance » pour construire ses repères et s’approprier son environnement humain et matériel.

La répétition des mêmes stimulations de l’environnement permet à l’enfant de s’y habituer et « de jouer avec » : il expérimente différents types de réponses (par exemple, avec un objet : le toucher, le mettre en boucher, le taper, le jeter, l’explorer etc.), et progressivement adopte la manière la plus efficace pour lui d’y répondre. Ces expérimentations oscillant entre l’habituation et la créativité, la transposition du même geste sur différents supports, la découverte d’un nouveau geste plus abouti… permettent progressivement la construction de ses actions et de ses représentations.

Au cours de cette période sensorimotrice, l’enfant construit la permanence de l’objet, le développement des imitations spontanées, et cela aboutit à la fin de cette période à l’imitation différée, au jeu de faire-semblant et à une « explosion » du langage.

Cette période se termine pour l’enfant quand il rentre dans l’optique où la source de la stimulation sensorielle et la stimulation en elle-même ne sont plus un but à atteindre mais un moyen d’agir et de comprendre son environnement.

A chaque étape de son développement, l’activité de l’enfant et ses jeux stimulent plus directement ses capacités intellectuelles ou motrices, ou encore son affectivité, tout en résonnant sur son développement psychomoteur dans sa globalité.

 

9 Comment accompagner son enfant dans son développement sensorimoteur?

 Cela se fait naturellement au quotidien sans y penser : le parent propose à son enfant des petits jeux corporels, et différents objets doux … et adapte son attitude, le ton de sa voix en fonction des réponses de l’enfant qui montre du confort, du plaisir ou au contraire de la fatigue, de l’inconfort, des pleurs..

Et toutes ces intéractions réalisées naturellement sont en fait aussi des « stimulations » sensorimotrices et contribuent en grande partie au développement de l’enfant.

 Pour bien accompagner son enfant, il n’y a surtout pas de méthode, pas de « trucs » à faire ou à appliquer, pas de stimulation spécifique à apporter…

Ce qui permet à l’enfant de se développer harmonieusement, c’est avant tout un attachement sécure, une valorisation de la part de ses parents qui croient en lui, et une possibilité de réaliser ses expérimentations par lui-même dans un espace au sol qui lui est réservé.

 L’enfant a suffisamment de potentialités pour se construire en faisant ses propres expériences. L’adulte accompagne l’enfant dans ses expériences, le valorise, mais n’a pas besoin de le stimuler constamment.

En effet, faire ses propres expériences permet à l’enfant :

- L’accès à une gestualité harmonieuse

- La structuration d’un schéma corporel précis

- Une bonne évaluation de ses possibilités

- Une valorisation (et peu de sentiment d’échec)

- Le développement de ses capacités de concentration

- La mise en œuvre de sa créativité

- La possibilité de jouer seul un moment et de s’autonomiser 

  

10. Quelles sont les médiations corporelles qu’une mère ou un père peut utiliser dans son quotidien ?

 Cela dépend de chacun, de sa sensibilité et de ses intérêts : portage, bercements, caresses et effleurements, comptines et jeux de doigts, bain, massages etc.

 Tout peut être intéressant si le parent et le bébé y trouvent du confort et du plaisir.

 Avec un enfant plus grand, c’est le même principe … ce qui importe c’est le plaisir du moment partagé et l’attention portée à l’autre : que l’on fasse un concours de grimaces pendant le brossage de dents, des bulles de savon dans le bain, une promenade à vélo, un sortie à la piscine, une recette de gâteau, une balade en forêt, du trampoline etc.

 

...Voila, suite à un prochain épisode...

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Liste des participants qui ont commenté cet article

  • Baron

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    Bonjour merci pour tout ce partage d infos!
    Je suis assistante maternelle et portée motrice libre. Je c cherche comment fabriquer à moindre coût un parcours de motricité. J ai tunnel, cabane, grand carton, ai fabriqué des dalles sensorielles,
    Que me conseillez vous pour améliorer ? Dois je laisser qu une heure ou toute la journée? Merci à vous bonne continuité Karine

    lundi, Nov 21 2016 10:37:55am à 86450 Pleumartin, France

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