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Le "non" ... coté parents

 

Classique, le "non" des petits bouts ? Euh, oui, mais comment s'en dépatouiller ? Et coté parents, on dit "non" ? Facile ou pas...
 
" Petit Baroudeur n'est pas encore dans la phase du "non" mais nous, ses parents, oui ! Et c'est bien plus difficile qu'il n'y paraît : "Mais il est si petit...", "Après tout, ce n'est pas grave si..." etc..

En fait, on culpabilise de lui refuser ce qu'il veut, de le frustrer, de le faire pleurer et de voir ses grands yeux accusateurs...

Sans compter que parfois, finalement, c'est "oui" alors que d'habitude c'est "non"....
On ne lui facilite pas les choses, comment peut il comprendre où sont les limites si elles changent tout le temps...Mais bien sûr, ça on y pense après coup !

Il a carrément fallu qu'on se dise qu'on avait le droit de lui dire non, et même le devoir !! "

Pourtant, nous tous, parents, on le sait que lui dire "non" à notre loulou, c'est structurant et qu'ainsi on l'aide à grandir.
L'amour qu'on lui porte nous tend à vouloir lui faire plaisir en tout, alors que l'aimer vraiment c'est plutôt l'aider à s'épanouir et à être heureux dans ce monde ci avec les règles existantes.  S'il en connait les codes, il lui sera plus facile de s'y adapter et d'y évoluer avec plaisir.

 En se confrontant au "non" :
  • Il se confronte aux limites éducatives, c'est la socialisation. Pour vivre avec les autres, on ne fait pas tout comme on veut et quand on veut.
  • Il se confronte à sa toute puissance : non, il ne peut pas décider de tout et être responsable de tout, et cela a un effet extrêmement rassurant car cela signifie aussi que toutes ses bêtises, ses pensées négatives, ses gestes agressifs sont limités et contenus par ses parents.
  • Il apprend qu'il existe des dangers et il intègre petit à petit ce qui est dangereux de ce qui ne l'est pas.
  • Il se rend compte qu'il est une personne à part entière, avec ses goûts, ses envies... différents de ceux de ses parents. Et à partir de là, il peut s'affirmer en tant que tel ( et lui même dire "non"....Youpi ! ).

 Bien sûr, pas besoin de hurler, de menacer ou de supplier pour dire "non", en fait il faut juste arriver à garder un peu de fermeté et beaucoup de persévérance... ça a l'air facile comme ça ! mais en fait, non !! 

 Et pour nous, parents, dire "non", c'est aussi grandir et s'affirmer comme parents, et non comme "copains" ou même comme "soumis aux désirs de ce petit"...En fait, c'est une école de la vie de savoir dire non !

Et on les remerciera plus tard, nos petits bouts, car savoir dire "non", nous sera bien utile à bien d'autres occasions : dire "non" à nos propres parents, à nos collègues, notre patron, nos amis....
et nous évitera d'en avoir "plein le dos"...ou "de se faire des nœuds à l'estomac "... 

Et vous, vous vous en sortez comment du "non" ?

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Liste des participants qui ont commenté cet article

  • Romain

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    La CNV m'a ouvert les yeux là-dessus, en me faisant prendre conscience que quand on dit "non" à quelque chose, c'est parce qu'on dit "oui" à autre chose (ie. un besoin) qu'on trouve plus important. Quand on a une idée claire de ce besoin, c'est beaucoup plus facile de tenir bon !

    lundi, Oct 28 2013 8:49:52pm
  • Oui et c'est souvent plus facile à gérer quand on laisse à l'enfant des "portes ouvertes" ... des possibilités, des choix .... à coté de notre "non" catégorique pour une action spécifique. Style "non, tu ne me tapes pas ... mais si tu as besoin de taper, tu peux taper sur les coussins, sur ton tambour etc."

    dimanche, Nov 17 2013 10:40:02pm
  • Valérie

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    Ca s'est très bien passé chez nous. Les garçons ont maintenant 19 et 23 ans et il arrivait encore il y a peu qu'on ait à dire non. Ils savent depuis longtemps que quand c'est non une fois, ce n'est pas la peine de revenir ... La difficulté ... réfléchir parfois avant de dire non car l'erreur serait de dire non, non, non ...oui ... Dans ces cas là, nos loulous ont trouvé la faille et vont la creuser jusqu'à total épuisement des parents ... ;)

    dimanche, Aoû 18 2013 8:48:47pm

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